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Publié : 4 septembre 2012

Visite au musée Marconi à Salvan

Visite au musée Marconi à Salvan

Quand on habite Pontarlier, nul n’est besoin d’aller très loin pour marcher dans les pas de Guglielmo Marconi. Samedi nous prenons la direction de Martigny. A Ballaigues la vue imprenable sur le Mont Blanc nous rapproche de F3CJ, F6IGY et Serge en ascension vers le sommet. En moins de deux heures, après avoir longé le Lac Léman, nous quittons l’autoroute et accédons à Salvan par une route très sinueuse qui nous offre une superbe vue sur la vallée du Rhône. Ce charmant petit village du Valais typique avec ses maisons en bois, autrefois station « climatérique » devient, en 1895, le berceau de la TSF.

Sur place, un chemin nous permet de découvrir les moraines, les roches moutonnées, et blocs erratiques laissés là par les glaciers il y a 25 000 ans. Parmi ceux-ci « la Pierre Bergère » théâtre des expériences de Guglielmo Marconi. Il met à profit les inventions d’autres chercheurs, et juché sur ce promontoire équipé d’une batterie, d’une bobine de Ruhmkorff, d’un éclateur de Righi et d’une antenne, Marconi y débute ses expérimentations. Il fait appel à un enfant du village, Maurice Gay Balmaz âgé de 10 ans, qui se déplace avec une perche de 2m50 à laquelle est fixé un fil métallique, probablement un cohéreur de Branly, une batterie et une sonnerie. Il agite un drapeau blanc en absence de signal et un drapeau rouge si la liaison est établit. Il s’éloigne d’abord de 4ou5 m attendant que la sonnerie retentisse. Après de très nombreux essais, l’onde passe, le contact est établi. Il s’éloignera de plus en plus dans les environs de Salvan. L’expérience se renouvellera jusqu’au village voisin des Marécottes distant de 1km500. LA TSF EST NEE !
Marconi, rentre chez lui en Italie, mais n’y trouve aucun soutien. Il part en Angleterre aidée de sa mère irlandaise. Il dépose un brevet à Londres en 1896. En 1909, un prix Nobel, récompensera ses inventions. En s’inspirant des découvertes d’autres savants de son époque, il continue ses expériences notamment en améliorant les antennes. Il crée son entreprise et n’a de cesse de fabriquer, améliorer ses composants, les récepteurs.
Le musée retrace la vie de Gugielmo, ses expériences, avec la présentation de matériel ancien qui a permis de mener à bien ses expériences. Quelques postes de radio, natels ( comprenez téléphones portables) attestent de la fulgurante transformation et miniaturisation des appareils, que nous connaissons bien. Les radioamateurs sont représentés par le transceiver Sommerkamp FT One don de HB9 GM. Des interviews de M.Gay Balmaz nous font revivre la pugnacité de son « maitre » Un diaporama rappelle les 100 ans du drame du Titanic. L’un des cuisiniers était natif de Salvan où il est enterré. Les SOS de l’opérateur radio entendus par les autres navires ont permis de sauver 700 passagers. C’est ce tragique événement qui accrédita les services de la radio.

www.fondation-marconi.ch/
118marconi.free.fr/articleree.pdf

Sur une brocante, mon attention a été attirée par un gros volume bleu à reliure qui portait le nom de « Code Marconi » Il se présentait sous forme d’un dictionnaire trilingue Français-anglais- espagnol. Le QSJ correct et la curiosité m’ont poussé à en faire l’acquisition. Il date de 1916. A la lecture j’ai découvert qu’il existe en 5 volumes de langues différentes. Des phrases complètes y sont traduites, des mesures, des équivalences de monnaie, y sont répertoriées sous forme de code chiffré, en complément de la numérotation des pages. Même si un opérateur manque un signe de CW il n’y a aucune erreur possible.
Ceci n’est jamais mentionné dans les articles de l’inventeur. Ce manuel d’usage « commercial » ne présente probablement pas suffisamment d’intérêt « radio ».
Marie F5UAY