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Publié : 15 août 2010

A la découverte de Pontarlier

VISITE DE LA VILLE

Vue de Pontarlier

La majorité des informations est extraite du livre « Pontarlier de A à Z » de Joël Giraud aux éditions Cêtre.

Pontarlier est une sous-préfecture de 18.360 habitants. C’est la 2ième plus haute ville de France après Briançon.

 

Elle compte parmi « Les plus beaux détours de France » Dynamique, elle totalise 480 associations déclarées. Une grande majorité en rythme la vie quotidienne. La plus ancienne « Les Gars de Joux » va bientôt fêter son centenaire. Le ciné club Jacques Bekker de réputation internationale, accueille régulièrement, artistes, metteurs en scène, réalisateurs pour animer les séances.

 

La ville est idéalement située au cœur du massif jurassien entre lac et montagne avec une nature riche en paysages divers et activités sportives possibles, d’autant que le sous-sol est un véritable gruyère ( et non un comté ) avec d’innombrables cavités à explorer. Pontarlier est un « nid » de champions olympiques et mondiaux : Vincent Defrasne, Féréol Canard, Emilie Tabouret et les voisins comme Florence Baverel, Alexandre Rousselet.

 

Armoiries de Pontarlier

Les premières armoiries de Pontarlier datent de 1565. Elles se composent d’un pont accolé à une tour qui représente le pont Saint Eloy actuel pont de l’hôpital et la tour du même nom qui assurait le passage et la défense du pont.
La municipalité d’Yves Lagier 1989 à 1995 a doté la ville d’un logo réalisé par les élèves des Beaux-Arts de Besançon. Ce logo associe les couleurs qui rappellent les caractéristiques de la ville : le bleu des eaux du Doubs, le vert des forêts de sapins, le rouge qui symbolise le dynamisme, le blanc de la neige.

 

D‘après le plan de la ville au 17ième siècle une enceinte fortifiée ceinturait Pontarlier, en faisant une place forte renforcée par 16 tours. Il y en avait une aux quatre coins du quadrilatère formé par l’enceinte. Seule subsiste la tour du Collège.

Tour carrée

Continuons notre visite avec les principaux monuments :

 

Eglise saint Bénigne

Eglise Saint Bénigne : Il est difficile d’affirmer avec exactitude l’ancienneté de l’église Saint Bénigne. Elle aurait pu être construite avant le 11ième siècle. L’édifice actuel a été reconstruit au 17ième siècle, agrandit en 1920 avec la chapelle des soldats, en l’honneur des morts de la première guerre mondiale. En 1970 elle fait l’objet de nombreuses transformations et notamment la dépose des vitraux remplacés par ceux réalisés selon les cartons du peintre Alfred Manessier.
Elle est inscrite en totalité sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques de même que plusieurs éléments du mobilier : La chaire à prêcher en bois sculpté, une partie des orgues, une statue de la Vierge à l’Enfant, celle d’un Christ gisant, une toile du 17ième représentant le Christ entouré d’anges.

 

Porte Saint Pierre

Porte Saint Pierre : Classée à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques ; elle est devenue l’élément incontournable de l’image de Pontarlier. L’ancienne porte du boulevard ayant été endommagée par les incendies fut remplacée dès 1768 ce qui correspond à la partie inférieure de la porte, construite, dit-on sur le modèle de la porte Saint Martin à Paris, ressemblant plus à un arc de triomphe. A la demande des Pontissaliens il y fut ajouté les deux fontaines qui bordent les passages latéraux et le campanile supportant l’horloge et une cloche. D’abord en bois recouvert de zinc il sera reconstruit en 1898 avec une horloge à sonnerie et cadrans lumineux.

 

Mairie et musée

Hôtel de ville : Construit en 1832, il remplace celui érigé en 1658 trop exigu et dont certaines parties sont en très mauvais état. Il comprend au rez-de-chaussée, un marché public ouvert et couvert, le dépôt des pompes à incendies, le logement du concierge, un bûcher, une salle des gardes et une prison le tout réparti de part et d’autre d’un grand vestibule. A l’étage, une petite salle pour le juge de paix des salles de réunion, bureau du maire, secrétariat, les archives. Plusieurs modifications ont été apportées à plusieurs reprises réaménagées et agrandies en fonction des besoins mais il a gardé l’aspect des maisons fortes médiévales, et la solennité que le Haut- Doubs austère veut donner à ses bâtiments officiels.

 

Musée : Installé juste à côté de l’hôtel de ville, dans l’une des plus anciennes demeures de la ville dite « maison Labrut »Les origines exactes de cette maison restent assez obscures mais les travaux et l’incendie de 1995 ont permis d’éclaircir un certain nombre de points, indiquant l’existence ancienne de tout ou partie du bâtiment dont on retrouve un récit en 1434. Il est possible que l’origine en soit deux ou trois boutiques médiévales partiellement accolées qui ont été regroupées au 17ième après avoir été détruites par de nombreux incendies. Des plafonds à la Française des décors peints sont historiés fin 17ième. Les vitraux modern’style sont du début du 20ième. Il abrite une collection de faïences comtoises, des œuvres d’artistes comtois, l’histoire de l’absinthe, celle de Pontarlier, l’archéologie protohistorique et mérovingienne.

 

Théâtre Bernard Blier : Réalisé d’après le projet de l’architecte Chopard à partir de 1894 et inauguré en 1900. L’aménagement d’un étage au-dessus de la halle au blé. Il fut utilisé dans les débuts du cinématographe et photographies animées pour les premières projections. Un incendie se déclare pendant l’une d’elles, mettant fin au cinéma. La salle est consacrée aux pièces de Théâtre, musicales ou conférences. Entre 1970 et 1978, il est restauré, mis en conformité, réaménagé pour ouvrir ses portes en 1978. Il comprend deux salles au rez-de-chaussée dont l’ancienne halle. La façade a conservé sa structure d’origine caractéristique du 19ième siècle.
Il prend le nom de Bernard Blier, car celui-ci a épousé « Annette » une pontissalienne qu’il a, paraît-il, connu lors du tournage du film « le 7ième juré »

 

Chapelle des Annonciades

Chapelle des Annonciades : De ce couvent construit en 1612, il ne reste plus que la chapelle aménagée en salle d’exposition. Il fut édifié pour les religieuses de l’ordre des Annonciades Célestes fondé en 1604 à Milan par Marie Victorine Fornari. Elles en seront expulsées en 1792 et de Pontarlier en 1793. Le portail fut réalisé entre 1713 et 1715, sur les plans de Nicolas Cailler architecte bisontin, la porte n’a été exécutée qu’en 1725 par Joseph Guyon menuisier sculpteur.

 

Portes classées monuments historiques :

87 rue de la République
21 rue gambetta

 

Il faut lever la tête en se baladant dans la rue de la République. Des fenêtres sont habillées de bois avec des formes variées. De très belles ferronneries ornent les balcons.

Cadran solaire

 

Ci contre, l’ancien auditoire, tribunal de 1740 à 1743

Ancien tribunal

 

Cet escalier dit « espagnol » rue Montrieux est inscrit au patrimoine des monuments historiques.

Escaliers rue Montrieux

 

Ecole maternelle rue de Vanolles construite avec les dons des Frères Cretin en 1891. Ils participèrent également financièrement à la construction d’un orphelinat au sein de l’hôpital.

Ecole Vannolles

 

Collège Philippe Grenier : C’est en 1845 que ce collège ouvre ses portes. Il est successivement occupé par les troupes françaises et prussiennes en 1871 et réquisitionné pendant la guerre 14-18 pour abriter le contrôle postal. Devenu lycée, Il est fermé en 1967 et transféré dans le nouveau lycée construit rue de Doubs, mais réouvrira ses portes suite à la réforme Haby en 1979 après avoir été transformé, restauré, réaménagé.

Collège P.Grenier

 

La poste : C’est en 1907 qu’est construit ce bâtiment. Son originalité vient de la tour ronde qui abrite le hall surmonté d’une coupole percée d’oculus-hublots qui la couvre.

La poste

 

Le tribunal : construit entre 1864 et 1865, il tient à la fois du temple antique aptère de l’édifice néo-classique des villas palladiennes ou de l’architecture de Ledoux. ll n’est pas sans rappeler la Maison Carrée de Nîmes

 

Chapelle de l’Espérance

Chapelle Notre Dame de l’Espérance : En août 1854 le curé Lallemand, voulut remercier la vierge d’avoir protégé Pontarlier de l’épidémie de choléra qui avait fait de nombreux morts dans les communes environnantes. Il lança une souscription pour l’érection d’une statue de la Vierge sur le Mont Molar. Considérant qu’il fallait faire plus, il s’engage finalement dans la construction d’une chapelle inaugurée en 1861. Elle est de style néo-gothique. Elle est surmontée d’une statue de la Vierge à l’Enfant en 1862.Cette statue a été foudroyée en 2007 et remplacée en 2009 par une sculpture identique.

 

Place des casernes Marguet

Casernes Marguet : L’incendie de 1736 a détruit plus de la moitié de Pontarlier qui avait été reconstruit grâce aux subsides de Louis XV. Le reste de cet argent fut employé à la construction ( 1748-1764) d’une caserne destinée au logement d’une garnison importante vue la proximité de la frontière. Ces bâtiments en L dont deux étages appuyés sur les anciennes fondations sont réunis par une porte monumentale aujourd’hui disparue. Elles pouvaient abriter plus de deux cents hommes et autant de chevaux.

 

Aux environs proches

Fort Catina

Le Fort Catinat : La construction au Larmont supérieur est l’oeuvre de Séré de Rivières a qui le gouvernement avait confié la responsabilité de renforcer les défenses du Jura face à la frontière suisse. Les travaux s’étalèrent de 1879 à 1883 sous la direction du maréchal Joffre en garnison au Fort de Joux. Les pierres étaient montées par un système de wagonnets tirés par des câbles appelé " chemin de fer à ficelle ". En plus de sa mission défensive face à la Suisse, le fort devait couvrir le fort Mahler au Larmont inférieur et le château de Joux. Il ne connaît que deux alertes en mars et en septembre 1917 pour des rumeurs d’invasion allemande par la Suisse. Lors de la seconde guerre mondiale il se rend le 17 juin 1940 après avoir été bombardé. Il est aujourd’hui à l’abandon. Le site du Larmont Supérieur, accueille les relais et antennes de tous les moyens radio.

 

Château de Joux

Château de Joux : Son histoire est étroitement liée à celle de Pontarlier. De plus il est maintenant propriété de la communauté de communes du Larmont.. Il fut fondé par les Sires de Joux au 11ième siècle. Ses fortifications étant sans doute en terre et en bois ont été aménagées au cours des siècles suivant les progrès de l’architecture militaire et de l’armement. Il a été modifié par Charles Quint puis par Vauban. Son histoire est beaucoup trop longue à conter ici, de nombreux sites vous en feront le récit avec des photos magnifiques qui ne pourront que vous donner envie de le visiter. Les chamois ont adopté ses contreforts pour en faire leur aire de jeux favorite.

 

En face vous pouvez gravir les 250 marches qui vous mèneront au Fort Mahler ( Fort du Larmont inférieur ) passant de 837 mètres d’altitude à 950 mètres. Vous aurez une vue imprenable sur le Château de Joux et le Doubs. Construit en 1845 pour protéger le passage de la Cluse et le Fort de Joux . Les travaux sont achevés en 1851. Endommagé par une explosion accidentelle, il est reconstruit de 1882 à 1884. Il joue un rôle important lors de la retraite de l’armée de Bourbaki.
( Activité DFCF 20/08/00 F5KMY/P )

Activation DFCF 20/08/00 F5KMY/P

 

A ses pieds la Chapelle Saint Léger : du 16 ou 17ième siècle. Sa toiture est en tavaillon, ce serait la reproduction d’un casque de Maures.

Chapelle Saint Léger

 

Les Dames des Entreportes : ( 4 km ) Classées parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique depuis 1912. Une légende raconte que ce seraient les filles du sire de Joux qui auraient été statufiées.

Les 3 Dames

 

On ne peut venir à Pontarlier sans se rendre au lac Saint Point, 3ème plus grand lac naturel de France, paradis du pêcheur de corégones, brochets, fritures, des baigneurs et des pratiquants de voile, canoë-kayak, pédalos. Les bateaux à moteur y sont interdits assurant ainsi le calme des promeneurs. Certains soirs de brume, tendez bien l’oreille, vous pourrez y entendre sonner, tout au fond du lac, les cloches de Damvauthier, cité engloutie parce que ses habitants n’ont pas voulu héberger une jeune femme et son bébé, sans abri, par une froide nuit d’hiver.

Port Titi

Marie

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